Aux premières années de la Fondation Josefa, le mot d’ordre était : « changer de regard » en particulier sur cette nouvelle population qui commençait à migrer, d’un peu partout, et que l’actualité appelait « les migrants »

Par-delà les religions, juive, chrétienne, musulmane, dont il est l’ancêtre, Abraham est l’archétype du migrant, celui qui, sur injonction divine ou pour tout autre motif, quitte son pays, sa patrie, sa famille et se met en route vers un pays promis ou rêvé, mais inconnu…

Le Pape François a parlé de la planète en termes de « maison commune », une maison dont nous, humanité, avons la charge. Dans cette voie, la Maison Josefa se dévoile comme un passeur qui encourage nos sociétés à traverser de la terre de la peur à celle de la confiance ou de la « foi » (la « foi anthropologique »), c’est-à-dire, à faire le pari qu’accueillir l’autre contient la promesse d’un grand bien, et que cette promesse sera accomplie au-delà des dangers et des souffrances de la route, au rythme et en vue de notre Maison Commune…