La migration est jusque-là abordée, traitée, légiférée comme un «problème » qui concerne une catégorie de personnes, « les migrants », et qui semble demander une « solution » (au dit « problème »). De fait, les solutions des uns défient l'entendement des autres...

Un miroir a pour ambition de refléter l’image qui lui est présentée. Ainsi, au niveau sociétal, les catégories sémantiques permettent, selon la vision de certains individus ou institutions, de représenter, signifier, voire de figer quelques « identités », à l’image de celle de « migrant »…

Europe et migration, migration vers l’Europe… Finalement de quoi ou de qui parle-t-on (au sens ici des médias, du politique, des « experts ») ? Y-aurait un attrait si particulier pour « s’exiler » en Europe ou bien l’Europe (quelle Europe ?) n’aurait-elle pas tendance à exagérer un peu son attrait, se plaçant comme la destination phare, de ce côté-ci des mers ou des océans, de tous les « tours opérateurs » en matière d’exil attractif ?

Il ne reste pas ou peu de souvenirs d’autrefois, de nos migrations antérieures ; qu’en sera-t-il des évènements futurs ? Eux-aussi, ne laisseront-ils aucune trace après eux ?

Et si nous changions nos paradigmes ? Et si, à l’aune du troisième millénaire, nous osions renverser la vapeur et faire avancer le train de notre humanité dans une autre direction ? Remplacer les échelles de mesure, trop matérielles, trop économiques, trop comparatives, par d’autres moins tangibles, moins quantifiables, au risque de devenir plus stimulantes et plus fécondes…

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