En matière d’appréciation positive des flux migratoires, les catégories « homme, femme », « maître, esclave », « juif, païen » sont assurément appelées à être revisitées. Ainsi, lorsqu’une personne humaine, soumise à une migration forcée, est accueillie par une société hôte, elle ne peut bien évidemment masquer (durablement) son statut physique, psychologique et/ou spirituelle…

Certes, il est délicat de « catégoriser » à outrance ou de privilégier un cadre « universel » eu égard au respect dû à l’unicité de chacun ; néanmoins, au stade actuel de l’histoire de notre humanité, soumise aux influences post-modernes, technologiques ou médiatiques, il semble que les migrations font résonner à nouveaux frais les particularités « juif, païen », « homme, femme », « maître, esclave ».

En effet, aujourd'hui plus qu'hier, le vivre ensemble ne peut s'entendre que d’une inter-reconnaissance plénière de nos appartenances singulières ou particulières.

Dès lors, qu'offre l’actualité historique de nos migrations, entre autres contraintes ? Sans doute, a minima, de questionner une dialectique migratoire qui ne peut se soustraire, au fil du temps, à une tension permanente entre rupture et continuité au sein d’une inévitable hospitalité humaine. Hospitalité à vivre, à construire, librement, chacun vu en son unicité et, assurément, au bénéfice de tous : l’homme sert l’homme sur base de ce fondement : toi, comme moi, nous sommes migrants !

Regagner « son pays » par un autre chemin…Quand il s’agit d’exil, l’idée du retour peut demeurer pour un temps ou pour toujours...

Poustinia, ou désert en russe, et Philokalia, amour de la beauté en grec. Penser, conjuguer et vivre les deux ensembles. Il semble difficile de ne pas voir l’un sans l’autre. Solitude et Beauté... 

Page 1 sur 9
Vous êtes ici : Accueil Actualités Migration et spiritualité

Je suis l'actualité de Josefa

Je m'inscris à la newsletter

Newsletter FR

Veuillez renseigner une adresse e-mail valide