Il est traditionnellement admis qu’outre le retour dans son pays d’origine et l’intégration dans le pays hôte, la réinstallation est une des trois solutions durables « offertes » aux plus de 10 millions de personnes recensées comme réfugiées dans le monde. En quoi consiste donc cette solution présentée comme une des trois possibilités proposées aux personnes en situation d’exil forcé, et en est-elle vraiment une ?

Accueillir l’étranger, est-ce un devoir, une contrainte, un geste charitable ou un effort surhumain ? Suite à quelques réactions qu’a engendrées la mise en ligne de notre site, la question vaut d’être posée.

Il y a 20 ans et plus, le vocable «étranger» désignait celui qui n’était pas de «chez nous». Aujourd’hui, ce terme semble avoir disparu et l’«étranger» est devenu un «migrant».
Pour autant, il me semble que face à un «étranger», je peux mieux me positionner. En effet, cet élément d’extranéité me permet en retour de décliner ma propre identité (mon origine, mon genre, ma couleur de peau…) face à un autre, différent, et dont l’origine est ailleurs. Par cette vivante altérité -qu’elle me plaise ou non- je me sens défié dans ma proximité (sociale, économique, spatiale). Une personne «étrangère à moi» me questionne sur moi-même, car réciproquement, elle me trouve tout aussi étrangère à ses yeux. Ainsi, étranger l’un à l’autre, nous sommes invités à une rencontre en égale dignité.

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